Une certaine sérénité

La sonate au clair de lune m’accompagne avec délicatesse et volupté, pour tuer l’ennui qui me saisit. La quarantaine dépassée je flirte au gré du temps avec mon existence. Les jeunes filles observent mes rares cheveux blancs avec ce sourire, qui selon l’interprétation que l’on veut bien donner à nos neurones revigorés par l’attention sporadique d’un regard cajoleur, d’une tendresse féminine à la naïveté confirmée mais soucieuse d’un paraître aimant, et à la singularité d’avoir cette expression si bien rodée et expérimentée.


L’avenir se dessine à la page de cette écriture malhabile, où le crayon de la pensée retrace parcimonieusement les lignes d’une partie de notre existence. La fluidité d’un souvenir va créer au fur et à mesure la mosaïque de tous ces fragments émotionnels. Les ressentiments d’une certaine souffrance vont entraîner les tourments de l’âme aux contours rugueux, où l’esprit matérialise les expériences vécues pour bâtir sa propre opinion, qui à tout moment peut trouver d’autres voies dans le sentier de la compréhension.
Vivre avec mes semblables m’accorde t’il le droit d’assouvir le regard et la passion que l’on porte à la face cachée de cette humanité, à laquelle l’on veut encore et toujours espérer un soupçon de beauté dans une âme incertaine, pour mieux découvrir leur bonté?
Garde t’on la froideur de ses yeux, pour mieux se réchauffer à la chaleur de son tempérament, et de cette manière découvrir l’horizon de ses tourments aux paysages maculés de larmes, pour apercevoir l’éclaircie, où le cœur baigne avec ferveur dans la douce tendresse que l’on avait perdue?

L’illusion d’un rêve qui prend racine aux ramifications intenses d’un esprit en perpétuelle recherche de sa propre vérité. Une vérité qui prend forme dans nos consciences à travers une agréable et tendre sérénité…

AIGRES RAPPORTS HUMAINS.

Tu n’as pas d’âme, car je n’ai pas le courage ni la force de te retenir bien malgré moi. Mes paroles que tu cajolais ne sont plus les victoires qui pouvaient à elles seules offrir des horizons aux cieux cléments.

Ce matin j’observe les oiseaux dans leur gracieux envol, et mon corps se détend, tel un énorme soulagement, au vu que les évènements évoluent si rapidement, et enfin j’abandonne ce poids contracté de ce devoir de responsabilités que nous ressentons le devoir d’assumer. Mais être deux est-ce en permanence se sentir seul?

Je me donne le droit de ne pas te dire adieu, car comment peux-tu continuer à regarder les autres comme si de rien n’était. La désinvolture que peut constituer ce manque d’envie, où tout être qui se respecte tente de trouver une solution sans décortiquer certains détails saugrenus.

Quand on perd l’illusion sur la sincérité de l’autre, ainsi que sa confiance, l’on perd définitivement les clefs de l’amour…